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CARTOUCHE Opérette en 3 actes |
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Livret de Hugues Delorme et Francis Gally Représentée pour la première fois
au théâtre du Trianon-Lyrique le 9 mars 1912. (S. :
partition imprimée) RÉSUMÉ « C'est ici surtout le Cartouche fidèle, tranquille et modéré. Il ne laisse pas de nous faire goûter quelques tours impayables. Au premier acte, pour dérober au marquis la caisse de sa mission artistique, nous le voyons successivement en voyageur anglais, avec une malle identique (qui contient un de ses affidés), et en officier de la maréchaussée, relevant, avec ses hommes, la garde du marquis, et ne manquant pas de l'accompagner jusqu'à Paris, lui et sa malle vide. Au second, il a su indiquer au marquis un joli hôtel pour loger Colette : c'est une maison à lui, truquée à souhait ; Cartouche y entre et en sort sans bruit, le plus élégamment du monde. [.] L'amour se mêle de l'affaire et achève sa réussite. La marquise, qu'indignent les frasques de son vieil époux, est tout à fait charmante, et Cartouche l'aide le plus galamment du monde à savourer une vengeance du tac au tac !. » Il s'agit, on le voit, d'une opérette à grand spectacle, avec costumes nombreux, décors ouvragés et un héros aux multiples déguisements. Une affiche de 1914 reprend en images d'Épinal l'opérette de Terrasse et, sous seize illustrations carrées, rime autant de distiques mirlitonnesques qui résument l'histoire : « Quel nom prestigieux et sonore : Cartouche ! « Louis-Dominique Bourguignon dit Cartouche fut, en vérité, un abominable gredin, un bandit sanguinaire d'une férocité inouïe. Parce qu'il a longtemps réussi à berner la police, il a emporté la ridicule sympathie de cette partie de la postérité qui donne, de confiance, raison au voleur dans sa lutte séculaire contre le gendarme. Et la misérable sensiblerie de notre époque a encore renchéri, faisant de ce simple malandrin le type accompli du gentleman, quelque chose comme un Arsène Lupin avant la lettre. Où en serions-nous, dans quel bolchevisme sanglant notre société se serait-elle depuis longtemps dissoute, si ceux-là qui en avaient la charge à telles époques fort difficiles de notre histoire, avaient fait eux aussi de la sensiblerie ? Ils n'y mirent, Dieu merci, pas tant de façons, et le vrai Cartouche de l'histoire fut roué vif en place de Grève, en l'an 1721. On nous montre ici un Cartouche de légende et de haute fantaisie, un Cartouche en sucre, qui empêche les impudiques marquis de séduire les vertueuses soubrettes, les maris de tromper leurs femmes, enfin la France d'être trahie. À lui seul, ayant pris l'habit et l'autorité du Régent, il déjoue la conspiration de Cellamare. Vous m'en direz tant. Ajoutez que certaines situations légères sont traitées avec une légèreté qui confine à la grivoiserie. Ni la scène voluptueuse au cours de laquelle Cartouche séduit le cour de la marquise, ni la leçon de séduction fort leste que donne le vieux polisson de marquis à l'imbécile Vautravers, ni la romance à sous-entendus que détaille Colette, ni le ballet du deux, où pierrots et pierrettes évoluent sous des feux multicolores, ne sont inoffensifs pour des personnes peu habituées à ces genres d'exhibition. Et vous conviendrez qu'il n'y a pas lieu d'amener votre famille voir cet essai de réhabilitation, par l'opérette, d'un bandit de droit commun. » AIRS CÉLÈBRES 1. Choeur des Voyageurs et Scène de l'Hôtellerie 2. Duo Colette-Lucas, « Je t'aime, entends-tu, Colette » 3. Scène des Voleurs et Couplets de Cartouche 5. Scène de l'Arrivée et Terzetto 8. Adieux de Colette 10. Finale du 1er Acte 13. Couplets du Bon Brigand 15. Air de la Marquise 21-22 Les Tonneliers, Scène des Stropiats et Danse de la Cartouchette 25. Quintette, « Ah ! quel charmant, quel gai séjour ! » SOURCES - Premières épreuves corrigées
par Claude Terrasse des pages 1 à 64 de la partition
piano et chant. |
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