LE MARIAGE
DE TÉLÉMAQUE |
||
| Retour au sommaire des oeuvres | Retour à l'accueil | |
Livret de Jules Lemaître et Maurice Donnay Représentée pour la première fois à Paris
sur le Théâtre national de l'Opéra-Comique le 4 mai
1910. (S : Partition imprimée) (27 représentations)
(S. : Soubies) RÉSUMÉ Après un Prélude (n° 1) intitulé Souvenirs d'Ulysse, le premier acte s'ouvre sur l'extérieur du palais d'Ulysse et Pénélope à Ithaque. Le roi est revenu de son odyssée fabuleuse, la reine craint qu'il ne s'ennuie. Leur fils, Télémaque, cherche l'amour : « Pourtant, d'aucune femme / Je ne redis le nom ; / Une anonyme flamme / Consume ma raison » chante-t-il dans son Air (n° 2). À cette ardeur, la pierreuse Ithaque ne propose que le paisible quotidien, les travaux de la terre et une cérémonie pour consacrer aux dieux la dernière gerbe de la moisson (n° 3, Entrée des moissonneurs). L'aède Phémios loue gravement le blé dans une Ode à Déméter, déesse de la Terre féconde (n° 4), arrêté par Ulysse qui entonne une chanson populaire, reprise par tous, la Chanson du blé (n° 5). Alors que l'on envisage le mariage de Télémaque, Ulysse évoque en termes élogieux la belle Nausicaa qui lui avait donné des vêtements et l'avait conduit à son père, lorsqu'une tempête l'avait jeté sur les côtes des Phéaciens (Chant VI de L'Odyssée). Sans la connaître, Télémaque s'enflamme aussitôt pour la jeune fille. L'hymne de Sparte retentit alors (n° 6, Entrée du messager) et annonce la venue d'un représentant du roi Ménélas et de la belle Hélène. Recevant les souverains de Phéacie et leur fille, ils ont eu la même idée que le subtil Ulysse et invitent Télémaque à Sparte. Tous se réjouissent et, durant les préparatifs, Ulysse persuade sa femme de la nécessité de signifier son estime à Hélène, dont l'influence est décisive pour le mariage de leur fils. Cette estime, pourtant, n'est pas dans le cour de la vertueuse Pénélope, qui fait toutefois le sacrifice de son célèbre voile brodé (Duo, n° 7 et Ensemble du voile, n° 8) pour le bonheur de son fils. Puis, c'est le départ et Ulysse ne peut s'empêcher de s'en aller à nouveau (Scène, n° 9 et reprise de l'Hymne de Sparte, n° 10). Le second acte se passe dans la palais de Ménélas où arrivent les Ioniens. Son premier tableau est tout entier consacré à des numéros d'ensemble. Les retrouvailles des souverains commencent par la Scène des présents (nos 12 & 13), occasion de deux couplets vifs repris par le chour et d'une longue litanie modale. Ensuite, Ulysse apprend à l'aède spartiate le Chant des Phéaciens, pour que le peuple puisse le chanter lorsque Nausicaa et ses parents arriveront huit jours plus tard (nos 14 & 14 bis). Commence alors le charmant Chour des Suivantes (nos 15 & 16) - dit « Chour des fileuses » à la création - dans lequel Télémaque est aux genoux d'Hélène comme Hercule l'était auprès d'Omphale. Le second tableau les trouve dans la même position une semaine plus tard (n° 18, Sortie des suivantes ), mais tout a changé et Télémaque a succombé au charme d'Hélène aux bras blancs et lui déclare sa flamme (Duo, n° 19). Le Chant national des Phéaciens (n° 20), à propos, interrompt cet aveu et annonce l'arrivée du roi, de la reine et de la princesse Nausicaa. Un festin est immédiatement donné en leur honneur. Pour l'agrémenter, un ballet met en scène la première rencontre d'Ulysse et de Nausicaa (Divertissement, n° 21). L'acte se termine par une chanson d'Ulysse reprise par tous, qu'il improvise en prenant une balle, imitant les mouvements de la danseuse qui mimait tout à l'heure Nausicaa et ses compagnes (Final, n° 22). Au troisième acte, Nausicaa, seule, chante tristement sa propre histoire à travers celle de la nymphe Clytie, amoureuse sans retour de Phobus-Apollon et changée en tournesol pour suivre sa course tout le jour (Air, n° 24). La situation est tendue. Télémaque adresse à peine la parole à Nausicaa et la guerre menace (Trio, n° 25). Le jeune homme réserve ses transports à Hélène qu'il rêve d'enlever (Duo, n° 26). Touchée malgré elle, celle-ci résiste grâce au voile de Pénélope (Air, n° 27) et se fait l'alliée de la jeune Nausicaa (Duo, n° 28). Elle laisse croire à Télémaque qu'il pourra l'enlever, ce qui déclenche la fureur d'Ulysse qui l'a entendu parler avec son fils (Duo, n° 29). Mais c'est une ruse et elle a prévu que Nausicaa, voilée, prendra sa place. Au quatrième acte, l'action se dénoue en une vaste Scène musicale (n° 32), sur une plage, près de la mer en furie. Télémaque finit par ôter le voile de Nausicaa et s'aperçoit de la supercherie. Il entre dans une fureur terrible, à l'unisson de celle des éléments. Seule l'apaise l'apparition de Minerve - curieux anachronisme que cette déesse romaine ! -, qui lui montre Nausicaa telle qu'elle est, jeune, belle, séduisante, et fait naître l'amour dans son cour. La scène se termine par un duo d'amour et le Chour des Matelots (n° 33), avant le retour à Sparte. Au dernier acte, on célèbre les noces des deux jeunes gens (Scène finale, n° 36) après que l'aède Phémios a tenté un nouveau Récit, interrompu par Ulysse comme le premier (n° 35). AIRS CÉLÈBRES 2. Air de Télémaque 5. Chanson du Blé 15 et 16. Chour des Suivantes, dit des « Fileuses » 20. Chant national des Phaiakiens. 24. Air de Nausicaa, « De pétales d'or couronnée » 26. Duo Hélène-Télémaque, « Laisse-moi, mon ami » 28. Duo Hélène-Nausicaa, « Nausicaa, sèche tes larmes » SOURCES : - Partition imprimée piano et chant, Paris, SEM, 1910, 281 p.
[La Bibliothèque de l'Opéra possède plusieurs exemplaires
de la partition et du livret, dont ceux du souffleur et des répétiteurs,
avec des annotations scéniques, des ajouts et des coupures.] |
||