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LE SIRE
DE VERGY |
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Livret de Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet Représenté pour la première fois à Paris
sur le théâtre des Variétés le 16 avril
1903. (S. : partition imprimée) (110 représentations)
(S. : Soubies) RÉSUMÉ « [.] Il s'agit de parodier une affreuse histoire, celle du sire de Vergy qui fit manger à sa femme le cour de son amant. Voici comment elle est accomodée. Le sire de Vergy a une femme, Gabrielle, dont Coucy est l'amant. Coucy cherche à éloigner Vergy et le persuade d'aller guerroyer contre les infidèles en compagnie d'un voisin, le baron de Millepertuis. Avant de partir, Vergy confie la clé du « corset de fidélité " de sa femme à Coucy. [.] En fait, Vergy va faire la noce [.] et, pour donner le change, revient avec trois faux captifs, Macach, Coco et la princesse Mitzy [sa nouvelle maîtresse]. Mais Millepertuis revient [.] (3). » « [Vergy], à sa rentrée, l'a donné comme mort chez les infidèles, ce qui permit à la dame de Milpertuis [sic] d'épouser aussitôt son cher comte Maxime. Quand le brave chevalier commet la gaffe de revenir, c'est à lui qu'on reproche de n'être qu'un imposteur et de n'avoir jamais guerroyé en Palestine. Il montre à Vergy, pour se justifier, les lettres qu'il reçut là-bas de sa dame. C'est la gaffe encore ! Dans ces lettres, le roman de Coucy et de Gabrielle, voisins du château des Milpertuis [sic], est écrit tout au long. L'honneur de la chevalerie exige le combat (4). » « Coucy et Vergy s'entendent pour prétendre qu'un duel a eu lieu et Vergy offre à sa femme une petite tranche de veau qui simule le cour de son amant. Puis, un pardon général intervient. Mitzy échoit à Coucy, Gabrielle confie la clé du " corset de fidélité " au page Fridolin et Vergy continue de couler des jours heureux (5). » Le livret du Sire de Vergy est un des mieux venus et des plus drôles qui soient. De Flers et Caillavet s'y montrent à la fois scénaristes inventifs et dialoguistes inépuisables. Les bons mots se succèdent sans faiblir tout au long des trois actes et provoquèrent de nombreux enthousiasmes, dont celui, un peu inattendu, de Marcel Proust qui écrivit à Madame de Caillavet : « J'applaudissais si fort que j'ai failli trois fois donner, sans le vouloir, des claques à mon voisin, M. Hervieu (6). » Seul l'abbé Bethléem et ses collaborateurs n'en goûtent pas la fantaisie : « Enlevez les châteaux-forts, les cottes de mailles, les croisades, et surtout les corselets de fidélité, prétextes à d'égrillardes plaisanteries ; remplacez-les par des boudoirs modernes, des complets vestons, et des randonnées en auto, vous retrouverez la même et malpropre histoire de ménage à trois qui encombre nos théâtres de boulevard et que la meilleure musique ne saurait faire passer. » AIRS CÉLÈBRES Ouverture 1. Chour du petit lever, « Sitôt que l'aube, au ciel, rougit » 2. Valse, Trio Gabrielle-Coucy-Vergy, « Sous la douceur du ciel changeant » 3. Légende des Vergy, « Hector de Vergy partant à la guerre » 4. Lettre, Gabrielle, « Je viens de te quitter » 5. Duetto Gabrielle-Vergy, « Ah ! qu'il est doux de ne rien faire » 6. Finale, « Il faut partir, il n'est qu'temps » 7. Chour des Châtelaines et Ronde du Pont d'Avignon 8. Prière, Gabrielle, Yolande, « Seigneur et vous les douze apôtres » 9. Couplets de Coucy, « Moitié violence, moitié douceur » 11. Duo des Captifs, Coco-Macach, « Nous sommes les captifs d'usage » 12. Romance de Mitzy, « Pas un patelin, pas une fleur » 14. Scène de la Provocation et Finale, « Ils vont se battre » 15. Nocturne, Les Dames, « Nous venons dans le bois noir » 16. Duo bouffe, Vergy-Coucy, « Il était une châtelaine » SOURCES - Partition imprimée piano et chant, Paris, SNEM,
1903, 262 p. (1) F[ELLOT], H[enry], « L'Opérette
au Grand-Théâtre », L'Express, date
inconnue. [Article découpé du dossier de presse personnel
de Claude Terrasse] |
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